| Forum | Utilisateurs connectés | Blog | Annonces |
Réduire Image |
Messages du jour | Discussions suivies | Marquer les forums comme lus |
|
|
||||||||
| FAQ | Membres | Messages du jour | Recherche |
| Notices |
| Tout savoir sur la reproduction chez les canaris | Préparation à l'élevage des femelles | Comment dois-je m'y prendre avec les oeufs ? | Problèmes de conception de l'oeuf et mal de ponte |
| Calendrier de pontes jusqu'au sevrage | Fiche d'élevage à apposer sur la cage | Comment baguer les jeunes oisillons ? | L'évolution des jeunes de 1 à 25 jours |
| Qu'est-ce le point noir, dit "Black punt" ? | Les oeufs de la ponte à l'éclosion | Comment nourrir les jeunes à la main ? | Problèmes alimentaires pendant l'élevage des oisillons |
| Comment différencier un mâle d'une femelle ? | Poser un diagnostic sur l'état de santé d'un canari | Maladies les plus fréquentes chez le canari | Autres questions ? Cliquez-ici |
| Poser une question sur le forum | Comment ajouter une photo sur le forum ? | Effectuer une recherche sur le forum |
|
|
|
Outils de la discussion | Modes d'affichage |
|
|
(1)
|
||||||||||
![]() ![]()
|
source : Ornithomedia
Description d’une nouvelle espèce de gobemouche sur l’île de Sulawesi (Indonésie) Cette nouvelle espèce d’oiseau a été nommée Muscicapa sodhii en l’honneur d’un professeur de l’université de Singapour. L’île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) est un "point chaud" d’endémisme aviaire, avec 42 oiseaux uniques au monde. Elle a pourtant été peu étudiée, si bien que plusieurs espèces n’ont été décrites que récemment et que d’autres n’ont pas encore été nommées. C’est le cas d’un gobemouche du genre Muscicapa observé à plusieurs occasions depuis 1997. Une équipe d’ornithologues américains et indonésiens a collecté deux spécimens dans le centre de Sulawesi en 2012. Sur la base de critères morphologiques, vocaux et génétiques, les biologistes ont déterminé qu’il s’agissait bien d’une nouvelle espèce, et ils ont publié sa description officielle le 24 novembre dans la revue en ligne PLOS ONE. Elle a été nommée Gobemouche strié de Sulawesi ou de Sodhi (Muscicapa sodhii) (elle n’a pas encore de nom officiel en français). Ce passereau ressemble au Gobemouche à taches grises (Muscicapa griseisticta) qui hiverne sur l’île, mais d’après une analyse de l’ADN mitochondrial, il en est pourtant éloigné génétiquement et est plus proche de la sous-espèce siamensis du Gobemouche brun (M. dauurica). Il est a priori largement distribué dans les forêts de plaine et submontagnardes de Sulawesi et semble tolérer les habitats dégradés : il n’est donc pas menacé de façon immédiate. Nous vous proposons une synthèse de la description de cette espèce nouvelle pour la science. Pièce jointe 101011 Gobemouche strié de Sulawesi ou de Sodhi (Muscicapa sodhii) : notez la gorge striée. Photographie : Martin Lindop Historique La biodiversité de l'île de Sulawesi est remarquable : elle fait partie de la Wallacea (lire L'évolution des espèces : Darwin célébré, Wallace oublié), une zone biogéographique de transition s'étendant entre l'Asie du Sud-est et l'Australasie. Son avifaune comprend un nombre élevé (42) d'oiseaux endémiques (56 si l'on ajoute les petites îles voisines), soit un sixième du total des espèces sédentaires (un pourcentage unique au monde pour une île de cette superficie). Pourtant elle a été peu étudiée. Plusieurs oiseaux ont récemment été décrits, comme les Ninoxes rouilleuse (Ninox ios) et de Burhan (N. burhani), le Petit-duc de Sangihe (Otus collari) ou le Zostérops des Togian (Zosterops somadikartai). En outre, plusieurs taxons n'ont pas encore été nommés : c’est le cas d’un gobemouche du genre Muscicapa observé pour la première fois par King et al le 20 juillet 1997 dans le parc national de Lore Lindu, au centre de Sulawesi, à 1 025 mètres d’altitude. Il ressemble étroitement au Gobemouche à taches grises (M. griseisticta), une espèce migratrice nichant dans le nord de la Sibérie, mais la date était inhabituelle. En outre, il était plus petit et ses ailes plus courtes. Sa gorge était striée et le dessin de sa tête était uni. King et al ont probablement observé la même espèce le 22 juillet 1997 dans une forêt très fragmentée près du petit hameau de Baku Bakulu (à 31 km de Palu), puis le 23 juillet à 500 km de là, dans une forêt du parc national de Bogani Nani Wartabone, à 250 mètres d’altitude. Depuis, d’autres visiteurs ont également vu ce passereau et ils ont même noté des preuves de nidification. En juillet 2011 et en juillet 2012, une équipe d’ornithologues a effectué d’autres recherches dans le parc national de Lore Lindu, en particulier dans le secteur de Badaeha, d’où provenaient les données les plus récentes. Un oiseau a été vu le 27 juillet 2012 à Baku Bakulu. Les tentatives de capture par filet ont échoué, l’espèce se nourrissant dans les arbres. Le 21 juin 2012, un oiseau a été trouvé dans le même secteur, et un enregistrement a été réalisé. Les 23 et 25 juin 2012, un chasseur a apporté deux oiseaux qu’il venait de tuer (de sa propre initiative). Ils ont été préparés et conservés dans de l’éthanol. Pièce jointe 101012 Carte de l'île de Sulawesi (Indonésie) et situations des observations de M. sodhii. Points rouges : données confirmées, point jaune : site de collecte, point vert : donnée non confirmée Carte : Ornithomedia.com d'après J. Berton C. Harris / PLOS ONE Méthodologie Les spécimens collectés ont été comparés aux taxa (= organismes possédant en commun certains caractères taxinomiques ou diagnostiques bien définis) suivants : le Gobemouche à taches grises (Muscicapa griseisticta), à poitrine grise (Muscicapa randi) et de Sumba (Muscicapa segregata), les sous-espèces sibirica, gulmergi, cacabata et rothschildi du Gobemouche de Sibérie (Muscicapa sibirica) et les sous-espèces dauurica, umbrosa, williamsoni et siamensis du Gobemouche brun (Muscicapa dauurica). 14 caractéristiques du plumage ont été notées sur une échelle allant de 0 à 10 : par exemple, les stries de la gorge ont été évaluées "absentes" (0) et "fortes" (10), et la couleur du centre de la poitrine entre "blanc pur" (0) et brun pur (10). L’enregistrement du chant de la nouvelle espèce de gobemouche a été comparé à ceux d’autres espèces et sous-espèces du genre Muscicapa présentes en Asie, excepté les Gobemouches gris (Muscicapa striata) et à queue rousse (Muscicapa ruficauda) aux chants très distincts. Aucun cri du nouveau taxon n'a pu être enregistré. Neuf caractéristiques du chant ont été comparées, comme le nombre de répétitions d’une même note, la longueur des notes, ou les fréquences minimum et maximum des notes. Onze autres éléments du chant ont été notés entre 0 et 10, comme la clarté, le degré de modulation de fréquence ou le nombre d’éléments par motif sonore. Une étude statistique des différences entre les chants a ensuite été réalisée. Une analyse génétique des deux spécimens collectés a été menée. De l’ADN mitochondrial a été extrait puis comparé à ceux de 14 taxa du genre Muscicapa. Un séquençage a été effectué et les divergences calculées afin d’établir un arbre phylogénétique. Pièce jointe 101013 Muscicapa sodhii comparé à d'autres taxa du genre Muscicapa (cliquez sur l'image pour l'agrandir). Schéma : Teo Nam Siang / PLOS ONE Résultats La comparaison morphologique a permis de constater que la nouvelle espèce présentait une combinaison unique de caractéristiques, notamment des ailes et une projection primaire courte, un bec plutôt long à l’extrémité crochue, une queue courte et une zone pâle peu étendue à la base de la mandibule inférieure. L’Analyse en Composantes Principales (ACP) des variables morphologiques a révélé que la structure de la nouvelle espèce de gobemouche était proche de celle des autres taxa sédentaires et du Gobemouche brun. La comparaison des plumages a montré que la nouvelle espèce avait une couronne fortement striée, une poitrine nettement striée, un trait malaire peu net, un croupion peu contrasté, des couvertures secondaires faiblement tachetées et des parties supérieures plutôt pâles. L’ACP des variables de couleurs a révélé que la nouvelle espèce, le Gobemouche à taches grises et la sous-espèce williamsoni du Gobemouche brun étaient distinctes entre elles et clairement différentes des autres taxa étudiés. Le chant de la nouvelle espèce est proche de celui des autres gobemouches, mais il comprend des notes plus aiguës et sa bande passante est plus étroite. Il est composé de sifflements aigus, de gazouillis, de babillages, de notes glissées, de bourdonnements et de trilles faiblement répétés et combinés de façon variée. Il est significativement différent de celui des autres espèces du genre Muscicapa comparées. Pamela Rasmussen (lire Trois ornithologues nous parlent de la redécouverte de la Corneille des Banggai), de la Michigan State University, indique que les premiers enregistrements connus de l'espèce sont archivés dans la bibliothèque sonore en ligne AVoCet (lire Lancement de la librairie de sons en ligne AVoCet). L’analyse phylogénétique a montré que la nouvelle espèce était apparentée de façon lointaine au Gobemouche à taches grises qui hiverne à Sulawesi. Le taxon le plus proche est la sous-espèce siamensis du Gobemouche brun : ce dernier formerait avec le gobemouche nouvellement décrit un clade (groupe) d’espèces sédentaires tropicales et subtropicales. Ce résultat montre que la comparaison seule des plumages est insuffisante pour reconnaître une nouvelle espèce, le nouveau taxon ressemblant étroitement au Gobemouche à taches grises, une espèce pourtant éloignée génétiquement. Pièce jointe 101014 Holotype (bas) et paratype (haut) de Muscicapa sodhii. Source : J. Berton C. Harris / PLOS ONE Pièce jointe 101015 Holotype (bas) et paratype (haut) de Muscicapa sodhii. Source : J. Berton C. Harris / PLOS ONE Description Poids de l'holotype (spécimen particulier qui a servi à décrire pour la première fois une espèce ou un autre taxon) : 12,5 grammes. Longueur de l’aile : 64 mm. L’holotype avait un plumage usé (plus brun dessus), tandis que le paratype (autre spécimen ayant servi à la description) avait en grande partie mué et avait un plumage frais (plus gris). La nouvelle espèce de gobemouche est gris-brun, avec un dessin de la tête peu marqué, de fortes stries dessous et une projection primaire courte. Ses vibrisses sont proéminentes et noires. Le front est gris-brun et la couronne est fortement marquée de sombre. La nuque est gris-brun. Les côtés de la tête sont également gris-brun. Les lores (espaces compris entre la partie antérieure de l'œil et les narines) sont blancs et gris-brun. Le cercle oculaire est peu distinct. Le menton et la gorge sont blancs, finement striés de gris-brun. Il n’y a pas de moustaches ou de trait malaire (= trait partant de la base du bec et bordant le haut de la gorge) nets. La poitrine est fortement striée de sombre, les flancs sont d’un brun plus uniforme. Les sous-caudales sont blanches. Le croupion et le dessus de la queue sont gris-brun, comme le manteau. Les primaires sont brunes, plus sombres que le reste du plumage. Les tertiaires sont plus pâles. Les couvertures sont gris-bun et sont indistinctement bordées de gris pâle. L’iris est brun sombre, le bec est noir, la base de la mandibule inférieure est crème, les pattes sont noires. Il diffère du Gobemouche à taches grises, l’espèce lui ressemblant le plus, par son bec plus long à l’extrémité plus crochue, le dessin de sa tête plus uni, leur cercle oculaire moins net, les taches sombres sur la gorge, le trait malaire indéfini et l’absence de "moustaches" pâles. Son chant est plus aigu que celui des autres gobemouches étudiés et il diffère par sa combinaison de notes variées, peu répétées, claires et plus longues. Le nom donné à la nouvelle espèce La nouvelle espèce a été nommée Gobemouche strié de Sulawesi (traduction possible du nom anglais "Sulawesi Streaked Flycatcher", car elle n'a pas encore de nom officiel en français) ou de Sodhi (Muscicapa sodhii) en l’honneur du professeur Nvjot S. Sodhi (1962–2011) de l’université de Singapour, dont le nom avait déjà été donné à un escargot, un poisson et un nouveau genre de crabe. Habitat L’espèce a été trouvée la première fois dans une zone boisée fragmentée près de Baku Bakulu, dans un paysage composé de plantations de cacaoyers et d’arbres isolés. Ce gobemouche a été observé principalement entre 150 et 1 200 mètres d’altitude, dans des zones dégradées et des forêts de plaine et submontagnardes. Sa répartition exacte sur Sulawesi est mal connue, plusieurs secteurs orientaux étant peu visités. Il a été vu chantant et chassant dans les arbres. Des observateurs l’ont vu participant à des rondes (lire Les rondes d'oiseaux) avec des zostérops et des siffleurs. Farrow, Robson et Hutchinson ont observé un adulte nourrissant un juvénile près du parc national de Lore Lindu à la fin du mois de septembre. La période de nidification pourrait correspondre avec le début de la mousson (septembre-octobre). Pièce jointe 101016 Habitat où a été collecté l'holotype de Muscicapa sodhii en juin 2012 à Baku Bakulu, sur l'île de Sulawesi : plantation mâture de cacaoyers et arbres forestiers isolés. Photographie : Ding Li Yongn / PLOS ONE Une espèce a priori non menacée à court terme Les différences génétiques, de plumage et de répertoire vocal relevées suggèrent qu’il s’agit bien d’une espèce distincte. Sa répartition étendue et sa capacité à tolérer des habitats dégradés font qu’elle n’est probablement pas menacée à court terme. Toutefois sa densité semble faible. D’autres études seront nécessaires pour mieux connaître sa répartition et vérifier l’existence possible d’autres espèces distinctes de gobemouches à l’est de Sulawesi. bonne lecture les amis
__________________
on apprend toujours ![]() ![]() www.canaridz.simplesite.com https://youtu.be/d7Wrv_LDhoU https://youtu.be/18jyIVaXRi8 Dernière modification par fethi d'alger ; 26/05/2015 à 21h20. |
||||||||||
|
|
|
![]() |
|
|