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Re : Canari envolé
J'ai déjà eu par le passé plusieurs envols de canaris et jamais je n'ai pu les attraper. J'habitais alors en immeuble et 8ème étage. Avec un peu de trigo, on imagine très bien la distance parcouru par un oiseau avant d'arriver au sol ou même dans un arbre. Surtout que je les sortais régulièrement dans une pièce, et ils avaient donc un peu de muscles aux ailes. Le plus triste c'est aussi de voir partir et perdre un membre d'un couple en pleine couvaison.
Quelques jours d'espérance de vie les attende. Si le temps le permet ils trouveront facilement de l'eau et pourront peut-être de mêler en si c'est l'automne à des bandes de pinsons ou de chardonnerets. Mais j'y pas crois pas trop. En plus les miens je les avais habitué à la présence de mes chats, j'arrivais à les mettre sur leur ventre sans risque, en ma présence évidemment, car sinon... J'avais l'impression que mes chats allaient avoir des crises cardiaques. Dehors ils risquaient de payer cette confiance très chère.
Quand j'étais adolescent je prenais les oeufs de mes canaris et je les mettais dans des nids de moineaux, je voulais voir des sereins dans les rues de ma banlieue. Jamais j'en ai vu, cela n'a jamais fonctionner. Par contre j'ai eu des oeufs de piafs couvés et élever par mes canaris. J'ai ainsi garder deux femelles pendant des années, qui me pondait des oeufs clairs tous les ans. Je les avais séparés des canaris car elles étaient agressives envers eux et beaucoup plus costaudes.
Comme d'autres l'on dit plus haut, je pense que si on le peut, il faut laisser une cage dehors pour attirer le fugitif. S'il n'est pas trop loin il reviendra vers son territoire, au son ou à l'œil. S'il est parti trop loin ce sera plus difficile. Peut-être qu'il y a une fièvre de la liberté retrouvée ? Pourtant les canaris sont domestiqués depuis plusieurs siècles, ils sont un peu comme des poulets ou des pigeons. Pour des oiseaux qui ont été capturés en liberté, comme on le faisait avant l'interdiction pour les astrilds et autres exotiques, s'ils s'échappent je ne pense pas qu'ils reviendront d'eux-mêmes et ils mourront de faim en quelques jours, mais libres.
Par contre des survie d'oiseaux de cage retournés à la liberté, cela n'est pas rare. A Marseille plusieurs centaines de perruches vertes et quelques dizaines de grande perruches rouges vivent dans les parc de la ville. A Bruxelles ce serait près de 10000 perruches qui auraient squatter les parcs. En Grande Bretagne, idem et d'autres villes un peu partout.
Selon les experts, seul un durée assez longue de grands froids intenses, les feraient disparaître.
Il n'y a pas de campagne de destruction à leur égard car ces oiseaux ne sortent pas des villes et ne mettent donc pas en déséquilibre la faune sauvage. Dans une ville, les conditions sont trop artificielles et dénaturées par l'activité humaine pour que l'on considère cela comme un environnement sauvage.
Par contre dans le sud-ouest de la France, dans le Béarn, il y a une colonie d'un millier de Rossignols du Japon retournés à l'état sauvage. Comme ils vivent eux dans les campagnes, l'évolution de leur population et leur impact sur l'équilibre sauvage local est suivit de près par des scientifiques. D'autres petites colonies existent ailleurs.
Au fil des ans il a du y avoir des milliers de canaris lâcher en liberté plus ou moins "accidentellement". Ils n'ont jamais pu faire souche. Trop fragile peut-être ou alors ils n'ont jamais pu atteindre un nombre critique de sujets à partir duquel une colonie aurait pu survivre même en ayant des grosses pertes les premières années.
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